La culture Maorie en Nouvelle-Zélande

Naviguant entre tradition et évolution, la culture du peuple maori est un exemple sans pareil d’adaptation.

Mélangeant habilement conservatisme et modernisme, le propre du peuple maori se trouve dans un exemple culturel adoubé d’une évolution sociale de bon aloi. Concentrée en Océanie, la civilisation Maori s’étend jusque sur la Polynésie, en passant par l’Ile de Pâques dans l’axe d’Hawaï à la Nouvelle-Zélande. La population autochtone de Nouvelle-Zélande notamment y a immigré par vagues successives à compter du XIIème siècle. Pour certains historiens cependant, le peuple maori se serait installé dès le IXème siècle dans ce pays de l’Océanie.

Le peuple indigène est donc constitue des descendants des Polynésiens, qui sont arrivés de leur terre ancestrale de Hawaiki voici plus de 1.000 ans. Sachant que la Nouvelle-Zélande est constituée principalement de deux îles, celle du Nord et l’autre du Sud, mais également d’une multitude de petits îlots, elle a pu se constituer à sa manière, entre faune et flore dont les caractéristiques n’ont d’égal que leur majesté. Située à 2.000 km de l’Australie on la trouve fort isolée du reste de la terre, ce qui en fait également celle dont l’histoire est la plus courte au monde car c’est  l’une des dernières découvertes par l’homme.

Si la majorité de la population est européenne, il n’en demeure pas moins que les racines du pays sont d’origine Maoris. Les peuplades prirent la mer en s’aidant des étoiles pour les guider aussi, quand les guerriers débarquèrent avec femmes et enfants sur cette contré nouvelle, ils lui donnèrent le nom de « Aotearoa », qui signifie « terre du long nuage blanc ». Ce n’est qu’au cours du 19ème siècle que le pays subit l’influence anglaise et le 6 février de l’an 1840 que fut signé le traité Waitangi, faisant de la Nouvelle-Zélande une colonie britannique.

C’est ainsi que le 6 février est Waitangi day, en hommage à la signature de ce traité conclu avec les chefs Maoris (qui augura de son statut de nation proclamée en 1947). Reconnaissant la souveraineté britannique, c’est devenu l’acte fondateur de la colonie de Nouvelle-Zélande. De leurs origines Maories, dont les membres étaient de puissants gaillards qui passaient leur temps à s’affronter, les néo-zélandais ont puisé dans ces fondements. Afin de garder des traces de cette communauté, ils ont su préserver certains marqueurs de la civilisation insulaire.

Son illustration la plus magistrale et mondialement connues est celle de l’équipe des All Blacks, qui pratiquent le Haka avant chaque début de match. Plus qu’un rituel cette danse a pour double but d’effrayer l’adversaire, tout en gardant bien présente en mémoire l’identité du peuple Maori. L’habilité des tribus à pratiquer ce rituel, qui s’accompagne de chansons aux paroles souvent très crues, établissait leur réputation. Une coutume qui n’est pas sans rappeler les origines du Haka, à l’époque lointaine où il se pratiquait autant pour souhaiter la bienvenue qu’avant de partir en guerre.

La culture Maorie se caractérise donc par une dualité qui s’est construite au gré des ans. Entre traditions encore de mise, malgré les affres du temps auxquels elles ont survécu, et la modernité dont l’influence britannique est à l’origine, c’est devenu un véritable mode de vie. Nombre de Maoris sont chrétiens pourtant, malgré l’influence de la culture occidentale implantée par les anglais, les légendes sont toujours transmises de génération en génération. Fidélité oblige envers ces racines, les îliens restent attachés à leur histoire et  fiers de leurs traditions.

Plusieurs aspects de la culture maorie peut être vécu dans la région de Rotorua en Nouvelle-Zélande.

 

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